Une conférence de Kemi Seba, qui prône la séparation entre blancs et noirs, maintenue après son interdiction

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Une conférence de Kemi Seba, qui prône la séparation entre blancs et noirs, maintenue après son interdiction

On coupe le son… et on remet le son. Le tribunal administratif de Versailles a suspendu samedi un arrêté de la préfecture de l’Essonne interdisant une conférence en région parisienne du militant panafricaniste franco-béninois controversé Kemi Seba, ex-leader d’un groupuscule dissout par décret.

Dans sa décision, consultée par l’AFP, la juge des référés du tribunal administratif a estimé que l’arrêté préfectoral, qui faisait état de risques de troubles à l’ordre public « porte une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d’expression et à la liberté de réunion ». Kemi Seba a annoncé sur son compte X (ex-Twitter) que la conférence, organisée ce samedi à Fleury-Mérogis (Essonne), était maintenue.

Déchéance de nationalité

Me Juan Branco, avocat du militant, et Mes Hanane Gasmi et Louise Kontogiannis, conseils de son ONG « Urgences Panafricanistes », ont dit se réjouir « de cette victoire pour les libertés fondamentales et pour Monsieur Kemi Seba », dans un courriel transmis à l’AFP.

Condamné à plusieurs reprises en France pour provocation à la haine raciale et violences en réunion, Kemi Seba (de son vrai nom Stellio Capo Chichi) fait l’objet d’une procédure de déchéance de nationalité, annoncée par le militant lui-même et confirmée à l’AFP de source proche du dossier.

Antagonistic au franc CFA en Afrique

Pourfendeur du « néo-colonialisme » des puissances occidentales en Afrique, Kemi Seba est l’ex-leader de la Tribu Ka, groupuscule qui revendiquait son antisémitisme et prônait la séparation entre Noirs et Blancs, dissout par le gouvernement français en 2006.

Ces dernières années, Kemi Seba a organisé ou participé à plusieurs manifestations hostiles au franc CFA en Afrique et a été régulièrement interpellé, expulsé ou refoulé notamment de Côte d’Ivoire, du Sénégal et de Guinée.

En France, il a été accusé l’an dernier par le président de la price Défense de l’Assemblée nationale Thomas Gassilloud (majorité présidentielle) d’être un « relais de la propagande russe » et de servir « une puissance étrangère qui alimente le sentiment anti-français ».

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